Netgothfr - Chroniques



N°: 3

THE INVITATION

28 Février au 2 Mars 2003, Citadelpark, Gent (B)


Les photos figurant dans cette chronique ne sont pas libres de droit. Prière de bien vouloir contacter le photographe pour toute utilisation.
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(Photos et vidéos par Richter, chronique par Renaud, Richter, Vixen, Lubrielle)


Q Vous pouvez retrouver la chronique du festival et une sélection de 17 de ces photos dans le numéro 27 d'avril/mai du magazine ELEGY (p52-53).


Avait lieu les 28 février, 1er et 2 Mars derniers le festival annuel The Invitation, petit chef d'œuvre d'organisation de l'association belge Purple Moon, qui sévit sur la scène underground depuis maintenant plus de 10 ans. Au menu cette année: panaché de saveurs gothiques, de parfums d'electro, de VNV Nation à Project Pitchfork, en passant par Blutengel, de valeurs gustatives sûres comme Goethes Erben ou Inkubus Sukkubus et de subtiles fragrances martiales distillées par Rosa Crux et In The Nursery… Au total quatorze groupes (à table) qui sans le moins du monde porter la guigne à l'assistance, nous auront fait saliver et faire bombance, enchaînés avec une remarquable ponctualité imputable à l'organisation sans faille du staff de Purple Moon… Ma foi, vous en reprendrez bien un petit peu avec nous ? Prenez place et laissez-nous vous guider parmi ces quelques reliquats de plaisirs de bouche… D'oreille, pardon…


LE CONCERT DE ROSA CRUX







Olivier et Claude de Rosa Crux font résonner le stadium de leurs chants en latins, portés par le martèlement de la toujours très impressionnante Batterie Acoustique Midi et du non moins impressionnant carillon, baignant le public déjà conquis dans une atmosphère à la fois ésotérique et macabre, médiévale et tribale… A saluer une fois de plus l'envoûtante perfection chorégraphique de la danse de la Terre sur fond de "Eli Elo", soulevant des volutes d'argile devant un public médusé…


LE CONCERT DE PRAGER HANDGRIFF



Plus dure est la chute face à Präger Handgriff, une formation electro allemande ayant pourtant à son actif déjà une petite dizaine d'albums et une vidéo live, dont le set est amputé de quelque vingt minutes à cause d'un problème technique. Le public se signalera toutefois par une magnanimité et une patience sans égale qui permettront au duo, déconcertant dans sa désinvolture mais néanmoins méritant, de terminer son set sous les applaudissements.


LE CONCERT D'INKUBUS SUKKUBUS





Trente minutes plus tard Candia la nymphe d'Inkubus Sukkubus monte sur scène, flanquée d'un Tony Mac Cormack déchainé à la guitare et d'Adam Henderson à la basse. C'est la bave aux lèvres que nous assistons au show de la plus païenne des égéries du rock gothique, virevoltant sur scène et donnant corps à une multitude d'anciens succès du groupe, jusqu'au final "Paint It Black". A regretter toutefois l'absence d'un batteur sur scène.


LE CONCERT D'IN STRICT CONFIDENCE



Un batteur, In Strict Confidence en avaient un pour rythmer comme il se devait leur EBM musclé et efficace qui, sans être très original (entre Das Ich et Assemblage 23) avait le mérite de clouer les auditeurs sur place au moyen du timbre rauque et rageur d'un Dennis Ostermann bien présent, figure de proue de cette formation très homogène qui vit le jour en 1996 (sept ans déjà)…


LE CONCERT D'UMBRA ET IMAGO





Pour la prestation suivante un parfum de soufre et de scandale flottait sur le stadium: Umbra et Imago, en dépit d'une censure imposée par les autorités morales belges ont offert au public plus qu'attentif un show spectaculaire selon certains, déplacé selon d'autres, à voir en tout cas au moins une fois: lasers, cuir, vinyle, chairs dénudées, une once de bondage, une touche de fetish/SM et beaucoup d'érotisme, à l'image d'un Genitorturers - "en moins pro" entend-on parfois… Ah oui, la musique: un glam-rock-indus plutôt entraînant… Mais plus facilement oubliée que les images…


LE CONCERT DE DIARY OF DREAMS





Beaucoup plus sage était la prestation de Diary of Dreams, electrisant pourtant la scène avec son guitariste au look crypto-punk et son chanteur charismatique - les cris hystériques des groupies en attestaient, qui offrit à un public conquis un "Butterfly Dance" magistral en final.


LE CONCERT DE PROJECT PITCHFORK





Magistral également le concert de clôture de cette première grosse journée assuré par Project Pitchfork, groupe légendaire s'il en est. Leur set démarré d'entrée par "Timekiller" annonçait une fin de soirée explosive… On aura pu apprécier la maîtrise de l'espace scénique de cette formation phare de la scène electro au look presque industriel, en treillis maculés de poussière…


LE CONCERT D'IN THE NURSERY



Cette seconde journée au programme alléchant commençait au son des percussions martiales d'In The Nursery… Il flottait alors dans l'air comme un parfum de dark folk du meilleur effet, idéal pour se réveiller pour le reste du festival…


LE CONCERT DE SPIRAL OF SILENCE



Hélas pourrait-on dire, le quatuor de Spiral of Silence s'est, pour ainsi dire et en dépit de leurs indéniables qualités artistiques, chargé de nous replonger - ou peu s'en fallu, dans les bras de Morphée… Des compositions de qualité aux sonorités un brin bauhausiennes, hélas trop timidement emmenées par la vitalité toute relative d'un Tom Van Troyen au charisme tranquille d'un Nick Cave, n'ont probablement pas suffit à emporter les suffrages d'un public plus demandeur de gros son que d'ambiances feutrées… Un groupe (belge) intimiste, parfois émouvant, à découvrir et qui mérite bien davantage d'attention…


LE CONCERT DE DIORAMA



Du gros son, Diorama nous en a offert, en dépit d'un chanteur méconnaissable métamorphosé en popstar moyenne. Une playlist très dancefloor, et une seule reprise de l'envoûtant album "Pale": "Said But True"… Musicalement sans défaut, mais… Dommage…


LE CONCERT DE MESH



Mesh prends la suite devant un parterre acquis d'avance à leur pop electro édulcorée, aux vagues réminiscences de Depeche Mode… Un set sans grand défaut ni rien de transcendant, dont le meilleur moment restera sans doute un "Never Enough" plus vibrant que le reste des compositions interprétées…


LE CONCERT DE BLUTENGEL







Trente minutes, juste ce qu'il fallait à l'équipe de Christian Pohl pour installer le décor de son théâtre gothique electro: fer forgé, chandeliers, torches, pyrotechnie et… goth babes exquises… Une prestation éblouissante de qualité du bellâtre prodige, fondateur du groupe electro indus Terminal Choice. Christian prends la pose, alternant voix suave et accents rageurs, véritable incarnation d'Eric Draven galamment entouré de beautés savamment dénudées… De l'érotisme là encore, une goutte de sang, beaucoup de suggestion mais pas une once de vulgarité… Une heure de pur plaisir musical et visuel… A voir absolument…


LE CONCERT DE VNV NATION



Combien l'attente fut cruelle jusqu'au spectaculaire compte à rebours allumant le feu aux poudres de la bombe VNV Nation et de leur imparable EBM qui mit tout le monde d'accord. Avec un set attaqué par "Joy" et "Epicentre" les grands VNV Nation ont ravi leur public une fois de plus… Sonorités mélancoliques, textes poétiques, réflexions philosophiques sur la place de l'Homme dans un monde où la technologie prime, des questions sur l'avenir, l'écologie... Autant de notions que nous ont fait partager le temps d'une soirée le duo Ronan Harris et Mark Jackson. "La victoire et non la vengeance" comme le cri d'un désespoir nuancé de l'espérance de construire un monde meilleur… A commencer par la soirée elle-même: Ronan et Mark n'hésitant pas à tancer le public de clins d'œil acérés, comme cette invitation à sourire lancé à un jeune fan australien grimé en Marilyn Manson au premier rang…


LE CONCERT DE GOETHES ERBEN





Le théâtre était à l'honneur en cette fin de soirée, avec la performance d'un autre groupe qui n'a plus rien à prouver à l'instar d'un Lacrimosa: Goethes Erben. Un show qui s'apparentait à une immense pièce, sans figurants ni acteurs autres que les membres du groupe eux mêmes… Et une poupée. Un peu hermétique et peu accessible de prime abord (la barrière de la langue ?). Sans doute aurait-il fallu prendre le temps de découvrir leur œuvre sur scène, éminemment mélodique mais profondément déroutante, à commencer par le phrasé si particulier d'Oswald Henke. Dommage que les obligations du départ ait empêché de se plonger pour de bon dans ce spectacle, qui était suivi lui aussi d'une after party prometteuse…

C'est sur les coups de Minuit et demi que nous reprîmes la route, les yeux et les oreilles riches de souvenirs: une affiche de qualité, une organisation irréprochable et un public (looké) très bon enfant… Une excellente expérience à renouveler, ou à découvrir… The Invitation est définitivement un festival en passe de gagner ses lettres de noblesse au sein de la communauté gothique internationale.


LES VIDEOS
(Clic droit et "Enregistrer la cible sous" conseillé / Right clic and "Save target as" recommended)

Ces extraits vidéos sont à titre d'illustration et leur qualité sonore n'est pas représentative du groupe en concert / These small video excerpts are for promotional use only and the low-fi sound is not representative of the band quality in live !


LE CONCERT DE ROSA CRUX




LE CONCERT DE PRAGER HANDGRIFF




LE CONCERT D'INKUBUS SUKKUBUS




LE CONCERT D'IN STRICT CONFIDENCE




LE CONCERT D'UMBRA ET IMAGO




LE CONCERT DE DIARY OF DREAMS




LE CONCERT DE PROJECT PITCHFORK




LE CONCERT D'IN THE NURSERY




LE CONCERT DE SPIRAL OF SILENCE




LE CONCERT DE DIORAMA




LE CONCERT DE MESH




LE CONCERT DE BLUTENGEL




LE CONCERT DE VNV NATION




LE CONCERT DE GOETHES ERBEN




Ci-dessous quatre videos intégrales du festival: "Misericorde" de ROSA CRUX (21 Mo), "Take My Hunger" d'INKUBUS SUKKUBUS (24 Mo), "Engelsstaub" d'IN STRICT CONFIDENCE (20 Mo), "To Be Alive" de MESH (19 Mo).




Tschüß !

RICHTER

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