Netgothfr - Chroniques



N°: 101

ROTONDE FESTIVAL 8

21 et 22 Mai 2004, Hirson (02)


Les photos figurant dans cette chronique ne sont pas libres de droit. Prière de bien vouloir contacter le photographe pour toute utilisation.
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Chronique par Storm & Schlorene.
Photos par Caradoc

Amies navigatrices, amis navigateurs, bonjour (ou bonsoir) et bienvenue sur cette page.

Ma mission, si vous l’acceptez est de vous faire partager mes impressions (j’ai bien dit Mes) sur le festival de la Rotonde auquel j’ai assisté.

Plantons le décor : me voilà, moi, petite métallo addict en route, avec plein de « chouette ! chouette ! chouette ! » en tête car l’affiche est plutôt prometteuse.
Donc, à peine arrivée à Hirson j’entend un hurlement bien spécifique au métal brutal mais je ne suis pas encore entrée dans l’arène…
Passage de la sécurité, je tiens à signaler que « les sécus » sont tout à fait sympathiques mais hélas pour eux frigorifiés, car Mère Nature devait bouder, il faisait froid et venteux : Amis campeurs, Bon courage !

Soit, j’arrive donc et je vois sur Scène (qui était unique à mon grand étonnement) Tridus Elasticus, un groupe efficace qui mélange les genres de la famille du Rock mais dont on sent que les origines sont plutôt death. Malheureusement pour moi je suis arrivée à la fin de leur set et comme j’avais très soif, je me suis ruée m’acheter une petite bière ! en tout cas ce que je retiens d’eux c’est une énorme énergie et un plaisir partagé. J’espère pouvoir les écouter bientôt.

Petite pause, le temps donc de faire un petit peu le tour des stands. Et alors là… énorme déception, il n’y a pas grand choix (gaufres, sandwich ou frites, qui sont très bonnes d’ailleurs des vraies patates épluchées à la main comme dans mon pays natal mais n’épiloguons pas tout le monde s’en fout sauf moi…).

Pareil pour refaire sa garde robe ou sa discothèque du parfait petit métalleux les grands ne se sont pas donné rendez vous. Sauf Hors Norm qui propose toujours des vêtements et des objets de qualité et originaux pour pas (trop) cher (je vous jure j’ai pas d’action chez eux !).
Et petite surprise, un photographe belge qui tient dans sa manche des photos parfaites pour décorer son petit studio. N’hésitez pas à faire un tour sur son site : http://www.datapix-agency.com



Ah du mouvement sur scène…
Et voilà qu’arrive « Kullwad », groupe de frenchcore rempli de bonnes idées, bourrés de motivation et très mais alors très engagés politiquement. Musicalement je trouve qu’il y a une recherche entre les (je pense) divers goûts musicaux des membres du groupe c’est à dire métal, éléctro, néo métal et fusion hardcore on sent bien les divergences de chacun. A noter la chanteuse que je trouve assez intéressante mais qui manque encore d’expérience. Hélas j’ai trouvé cela un peu brouillon et je pense que j’aurai un grand plaisir à les retrouver quand ils auront pris un peu de bouteille et qu’ils auront bien pris leurs marques.

Une ( oui, oui, j’ai dit une) bière plus tard et un groupe raté pour raison d’interview je refais un petit tour, histoire de m’imprégner de la foule. Si il faut noter que la majorité des gens étaient tout de noir vêtus, il y avait aussi des gens plus âgés et aussi des très jeunes notamment un qui roulait encore en landau.

Du coup j’en profite pour pousser un coup de gueule : « nous les enfants du rock nous plaignons déjà de problèmes de surdité dus à la consommation massive de concerts ! Donc, pensez aux petits enfants du Rock (c’est à dire nos enfants) et mettez leur des bouchons dans les oreilles B***** de M**** ! »




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Entrée de « Jacky Bitch » sur scène, je dois dire que la ce n’est pas du tout ma tasse d’eau chaude, le jeu est intéressant, les mixages réussis. Et surtout un soucis de la présence scénique. Je pense que les goths apprécieront. Du coup moi je file boire une bière. Mais par contre je me trouve un petit peu stupéfaite car je ne les attendait pas à ce moment là (le lendemain par contre) et j’apprend que j’ai raté plusieurs groupes. Du coup tempête interne et grognements…




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Soit, voilà qu’arrive « Dylath Leen ». Et là, une espèce de révélation, je ne les connaissait pas, mais si ils ont une fan ce sera moi ! Un groupe de « death mélodique ++ » français sans leader réel, une chanteuse guitariste qui alterne chants criards et gutturaux ahurissants (elle n’a rien à envier à Angela GOSSOW « Arch Enemy ») et chant clair (ce qui est loin d’être facile), un second guitariste chanteur tout aussi charismatique et une claviste efficace, un bassiste qui s’éclate et la batterie qui roule. Pour résumer, ils s’amusent, on en profite, c’est propre. Mais je compte bien m’étaler la dessus une autre fois, et vous écrire un bel article un peu plus tard, si vous le permettez.

* rhaaaaaa Dylath-Leen …
Non seulement ils sont bons, mais en plus sympa et gentils (mais faut pas le répéter hein ;p). Une musique agréable et de qualité, des rythmes qui déménagent …. Que du bonheur je vous dit *





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Une bière et un pipi plus tard (désolée c’est la bière). Arrive le moment tant attendu, nous avons été bien chauffés par le groupe précédent et la ça devrait Headbanger et pogotter dans les chaumières. Entrée de « Impaled Nazarene ». Et là je n’ai pas été déçue, la machine était lancée, ça tape, ça gueule, ça bouge, c’est efficace. Ils ne sont pas fatigués par les années et ils ont réussi à rassembler la foule. Si vous recherchez de belles envolées genre « branleurs de manche » passez votre chemin, nous avons ici affaire à des tueurs. Me voilà bonne pour un torticolis.

* ha ca c’est vrai que quand on les voit arriver sur scène, ça fait peur. On se dit : heureusement que j’ai pas emmené mamie Huguette, elle en aurait fait une attaque …
*





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Re pause. Et impatience de ma part. J’attend « Loudblast ».
Ah ! Les voilà ! les papys du death français (18ans de scène les gars !), les seuls et uniques. La foule est en délire. Excusez mon comportement typiquement féminin, mais ils sont beaux ! Et surtout les voir sur scène c’est du plaisir et encore du plaisir. Des musiciens pros, un répertoire impeccable et un jeu carré. Le public a tellement bien suivi, que la sono leur à coupé la chique au troisième rappel. Mais ils n’ont pas perdu leurs moyens et ont pris le temps de nous saluer pour laisser place à « In Extremo ».

* Qu’ajouter de plus ? C’est propre, carré, ça roule …. Et le public ne veut plus les laisser partir *




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La mise en place a été longue, mais je vais comprendre pourquoi. Entrée fracassante du groupe. Dès le premier morceau, j’en perd mes mots (je sais je suis distraite, je ne fais pas attention à mes affaires). Nous n’avons pas affaire à un concert, mais à un spectacle, un vrai, un grand. De l’irréprochable, des musiciens de qualité qui jouent avec leurs instruments médiévaux, en osmose avec les batteur, guitariste et bassiste, qui s’amusent, qui se taquinent les uns les autres. Le chanteur qui emmène le public. Et ça roule… La mise en scène est impeccable, les effets pyrotechniques sont utilisés à bon escient, c’est juste une ponctuation, les costumes anachroniques ajoutent à la dimension surréaliste du groupe. Le tout servi par un excellent mixage. Un régal ! Vous m’en remettrez une tranche s’il vous plait ?

* Au départ, je ne connaissais qu’In Extremo, et n’était venu que pour eux.
(Mode super fan on) Et pourtant au bout de cette journée j’en avais plein les yeux, plein les oreilles…Que du bonheur ! Merci à 50ème parallèle pour ce festival.

In Extremo sur scène, c’est très difficile à raconter. Il faut le voir ! et l’entendre !
Instruments anciens, effets pyrotechniques, mélange de médiéval et de rock …
Dépaysement total assuré.

Je vous conseille aussi de jeter un œil sur l’interview à laquelle le chanteur s’est prêté de fort bonne grâce : *




Un aller retour Paris et un dodo plus tard, me revoilà… En retard bien évidemment, car j’ai eu du mal à sortir du lit (et la je pense à vous amis campeurs…) mais cela fait partie de mon lot quotidien et tout le monde s’en fiche sauf moi.
Je fais un petit détour par le supermarché qui est juste à côté de la rotonde (voilà quelque chose de pratique) et sur le parking j’entend une bonne petite famille locale qui sortait d’aller faire ses courses (je vous éviterais l’énumération du panier) discuter :
La maman : « Chéri, qu’est ce qui se passe en face ? »
Le papa : « ben je sais pas ça doit être du Moto Cross… »
Merci d’imaginer la scène avec l’accent de la frontière belge.

* Ce qui est bien avec la frontière Belge, c’est qu’on trouve de la pécheresse (la bière hein … rhooooo) très facilement….slurp …. Hips *


Bref passons, ce n’était pas une compétition motocycliste mais : « Gloomy Grim ». Un groupe étrange, avec une musique bizarre genre on prend les influences métal, on mélange et on voit ce que ça donne. Avec les costumes qui vont avec. Personnellement, je n’ai pas adhéré mais cela est peut être aussi du au phénomène Mère Nature car malgré ma veste et mes deux pulls je grelottait. La suite c’était « SoulGrind » en gros on prend les même et on recommence. Mon esprit était réfractaire à toute musique à ce moment là, et je ne peux pas m’épancher sur ces deux groupes. Ma seule question était : « p***** pourquoi ils ont pas mis de stand café ou chocolat chaud grrrrrrrrrrrrrrrr ».




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Une tentative de réchauffage aux frites et à la bière plus tard, mon esprit est captivé par un groupe que j’attendais de pied ferme « Supuration » à ne pas confondre avec « SUP » qui n’est autre que le même groupe mais pas la même histoire. Vous avez suivi ? Vous voilà maintenant, sous vos yeux ébahis, en présence de papys (et oui encore ! près de 15 ans d’existence) du métal français. Un seul mot d’ordre, tu ouvres grand tes oreilles, tu te laisse porter par le conteur et ses musiciens, tu cales ta nuque et tu headbangue sur du propre, une machine bien huilée qui te ne te fera que du bien. Un jeu impeccable, un chant hallucinant. Laisse toi faire. En route vers le rêve…

* Ils sont marrant les métalleux, ils ont toujours les cheveux qui virevoltent dans tous les sens.
Pour s’en persuader, il suffira de jeter un coup d’œil à la galerie photo. *





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Le rêve est terminé, place à « Nightmare », du heavy métal classique, mais bien rodé, du « Nightmare » quoi. Pour moi pas de quoi m’envoyer en l’air, donc re bière. Pour les amateurs du genre, écoutez les je pense que vous vous ferez plaisir.

* Moi j’ai bien aimé, ca bougeait bien *




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Et voilà qu’on nous annonce une surprise, et oui messieurs et mesdames, « After Forever » est dans les parages. Pour nous mettre en appétit, une reprise de « Iron Maiden » « The evil that men do », ce qui est fort agréable car excellemment bien joué par « Nightmare » et assaisonné comme il faut par « After Forever ». Un bon moment quoi !

* Avec en plus les membres d’After Forever qui entrent sur scène en faisant les zouaves, les coeurs et autres, c’était à la fois presque émouvant, bien tripant, et vraiment terrible ! *

Passage éclair des susnommés, après deux morceaux, maintenant il faut apprécier le métal mélodique agrémenté de chanteuses à voix. Pour ma part je les ai trouvé très pros, mais je n’ai pas eu la petite étincelle.




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Même chose pour « Epica », même idée, même structure, même influence musicale. Sachant que, si j’ai bien tout compris, le guitariste de « Epica » est l’ancien de « After Forever ». Soit, soit, soit, tout cela est technique, avec de bons moments, une chanteuse qui ne semble pas à fond de ses possibilités (pour sa défense difficile de pousser la voix quand on est frigorifiée). Je ne me permettrai donc pas de critiquer, il faudra que je revoie, mais je n’ai pas été super enthousiasmée. Mais pourtant, il y a quelque chose qui me plait.




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Trois éternuements et une envie irrépressible de me réchauffer dans la voiture plus tard, arrivée de « Samaël ». Et la encore une fois que du bonheur, même si c’est trop éléctro pour les puristes. Je ne vois rien à redire, le tout est tracé à la règle. Musicalement impeccable. On se laisse facilement entraîner dans l’histoire. Le chanteur est charismatique. Laissons nous faire… Mon seul bémol, j’ai trouvé cela un tantinet froid. Mais encore une fois, le temps ne s’y prêtait pas et je sais qu’il difficile de jouer dans ses conditions. Ou alors c’est de mon dû, les conditions ne permettaient pas de me laisser complètement aller.

* il est vrai que je commençait imite à geler sur place.
Mais la, j’en suis resté baba, secouant la tête comme un décérébré (et aussi comme 90% des personnes présentes, héhé) et sautillant sur place
Du métal avec des rythmiques techno… Waow ! trop classe ! (bon faut aimer la techno aussi, mais j’aime justement) *



Bon… Je tourne dans ma tête la même question depuis 18 fois au moins : « Pourquoi n’y a t’il pas de stand café ? ».

Patience… Bientôt, le final, l’explosion scénique, ouvres bien grand tes yeux et tes oreilles et attends. Tu vas assister à un grand moment musical. Un chanteur dément qui chante aussi vite qu’il court sur scène (je ne sais pas à quoi il tourne mais c’est efficace), le claviste qui semble avoir 25 doigts à chaque main, et ne parlons pas du guitariste c’est pas possible il doit avoir un super pouvoir. Des musiciens pros, qui étaient venus se réchauffer sous le soleil français (du moins c’est ce qu’ils croyaient dixit le chanteur). Un bon grand moment. Du professionnalisme. Pour résumer « P***** Stratovarius ! ça arrache grave », propos recueillis auprès d’un énergumène en poncho mexicain qui sautillait partout.

* STRATOVARIUSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSS !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Rhaaaaaaa deux jours à se remplir la tête et les oreilles.
Que de souvenirs !
Entre autre un souvenir vivace, anecdote marrant que je tiens à faire partager : pendant 2 jours, j’ai aperçu dans la foule un grand gaillard tout sec, aux cheveux longs et roux.
Dès que les notes de musiques retentissaient, on aurait dit un kangourou, mais j’avoue que c’était drôle de voir systématiquement sa tignasse colorée surgir ca et la du public.

C’est décidé …
L’année prochaine, j’y retourne !
Surtout si y’a In Extremo et Stratovarius, hihi *


Dans l’ensemble j’ai trouvé ce festival sympathique, une affiche qui tenait la route, un service de sécurité bien rôdé. J’espère que d’autres exposants viendront l’année prochaine, car ce qui m’a manqué c’est justement l’esprit festos ! Quoique peut être avec 10-15 degrés de plus ça ira mieux.

Voilà, merci d’avoir partagé ce moment avec moi. Je tiens à souligner que ce sont mes impressions. Et que le mieux est de sa faire sa propre idée.

A un de ces jours

Storm

* Schlorene*


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